QCEA Logo
Square Ambiorix 50 B-1000 Brussels
Tel: +32 2 230 49 35 Fax: +32 2 230 63 70
E-mail: info@qcea.org

Peace

Human Rights

Economic Justice

 

What is QCEA?

Structure & Staff

Contact Us

 

Take Action

Subscriptions and Membership

Donate

Study Tours

Internships

 

Around Europe

Briefing Papers

Archive

Mail Order

 

History

Meeting Rooms Available

 
 
Peace Tax at the Council of Europe

Version: English | Français

Résolution (version préliminaire) proposée par le Conseil Quaker pour les Affaires européennes

Traduction non officielle du texte anglais pour information

Résolution (version préliminaire)   Analyses

L'Assemblée

Considérant l'article 9 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme qui contraint les Etats membres à respecter la liberté individuelle de conscience et de religion

Article 9 - Liberté de pensée, de conscience et de religion

1. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l'enseignement, les pratiques et l'accomplissement des rites.

2. La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l'objet d'autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l'ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d'autrui.

Déclare

A. Principes élémentaires

Les personnes qui, pour des raisons de conscience ou de profonde conviction issue de motifs religieux, éthiques, moraux, humanitaires, philosophiques ou autres motifs similaires, refusent de supporter le financement d'activités militaires par l'imposition, bénéficieront d'un droit personnel à être libéré de leur obligation de contribuer aux dépenses militaires par leurs impôts. Ce droit n'autorise pas ces personnes de l'obligation générale de payer l'ensemble de leurs impôts mais permet que leurs impôts soient uniquement affectés à des usages non militaires.

Ce paragraphe définit les paramètres du droit d'objection de conscience à l'impôt militaire. Ce droit concerne seulement ceux dont la conscience ou la conviction religieuse, éthique, morale, humanitaire, philosophique ou autre conviction similaire ne peut pas leur permettre de supporter l'activité militaire.

Dans le cadre des objectifs de cette résolution, lorsque nous parlons d'impôts, il s'agit d'impôts directs.

En principe, une personne ayant une objection de conscience contre l'impôt militaire, est également opposée aux taxes indirectes qui financent l'activité militaire, au même titre que les impôts payés directement, par exemple les impôts sur les revenus. Il aurait été plus indiqué d'inclure les taxes indirectes dans cette résolution; cependant, affecter des taxes indirectes, comme la TVA, et assurer qu'elles ne sont pas utilisées à des fins militaires, nécessiterait une autre procédure et une autre méthode d'application.

Il est essentiel que le droit à l'objection de conscience contre l'impôt militaire ne libère pas la personne de ses obligations légales générales de payer à l'Etat toutes les taxes qui sont dues. Le montant des impôts payés par chaque individu et reçu par l'Etat, restera identique. Il s'agit de changer son utilisation. Les fonds qui auraient été donnés au secteur militaire seront affectés à d'autres usages, en s'assurant donc qu'aucune partie des impôts payés par les objecteurs de conscience ne soit utilisée pour ou par le secteur militaire. Les fonds qui sont affectés pour un usage non militaire restent de l'argent du gouvernement mais ont des restrictions à leur usage.

B. Procédure

1. Toutes les personnes obligées de payer des impôts ont le droit de se déclarer en tant qu'objecteurs de conscience auprès des autorités nationales concernées.

Au moment de la mise en place du système, une autorité devra être choisie auprès de laquelle les objecteurs de conscience pourraient s'enregistrer comme tels. Il peut s'agir des autorités responsables des impôts ou les autorités responsables des objecteurs de conscience au service militaire. Le but de l'enregistrement est d'assurer que les objecteurs de conscience puissent être facilement et rapidement identifiés par les autorités.
2. Les autorités devront avertir toutes les contribuables du droit dont il est question au paragraphe 1. Afin de permettre à une personne d'avoir la possibilité d'exercer le droit à l'objection de conscience à l'impôt militaire, elle doit être au courant de l'existence de ce droit et être en mesure de connaître la façon de l'exercer. Les autorités choisies au paragraphe 1 sont obligées d'informer tous les contribuables à propos de leur droit à l'objection de conscience et de la possibilité de s'enregistrer comme tels.

3. Lorsque la décision de reconnaissance du droit d'objection de conscience est prise en première instance par une autorité administrative, l'instance de décision devra être totalement séparée des autorités militaires et sa composition devra garantir un maximum d'indépendance et d'impartialité.

Il est envisageable que l'instance de décision actuelle qui décide du statut d'objecteur de conscience au service militaire puisse remplir cette fonction.

Dans certains pays, les objecteurs de conscience au service militaire doivent suivre une procédure afin de déterminer s'ils sont réellement objecteurs sur base de leur conscience. Si le pays en question applique ce type de procédure, le droit à l'objection de conscience contre l'impôt militaire devrait être évalué par les mêmes autorités. Il est impératif que ces autorités soient complètement séparées et indépendantes des autorités militaires.

Dans des pays où le droit à l'objection de conscience contre le service militaire est reconnu sans procédure particulière, le droit à l'objection de conscience contre l'impôt militaire devra également être accepté sans procédure.

4. Lorsque la décision de reconnaissance de la demande d'objection de conscience est prise en première instance par une autorité administrative, cette décision devra être contrôlée par au moins une autre instance administrative, composée de la façon décrite plus haut et soumise par la suite au contrôle d'un organe indépendant. Celui-ci peut être l'instance de décision pour l'objection de conscience contre le service militaire.

Lorsqu'une demande de reconnaissance comme objecteur de conscience contre le service militaire n'est plus soumise à une décision administrative, les personnes demandant l'objection de conscience contre l'impôt militaire devront également profiter de cette absence de procédure de décision.

Afin de s'assurer que la demande d'être reconnu comme objecteur de concience a été examinée honnêtement, il devra y avoir une procédure de contrôle permettant un maximum de transparence et d'équité. L'organisme indépendant mentionné dans la Résolution devra être indépendant de l'instance administrative et du secteur militaire.
5. L'argent devra être gardée dans un compte d'attente affecté à des dépenses non militaires, ceci de façon à ce que ce soit transparent et vérifiable. Bien qu'aucun des impôts payés par les objecteurs de conscience ne seront utilisées à des fins militaires, la part qui aurait dû aller au secteur militaire devra être gardée dans un compte d'attente. Ce compte sera affecté à des dépenses non militaires et l'argent qui y sera placé pourra avoir pour référence le Fonds de l'Impôt pour la Paix.

Les prérogatives du gouvernement de décider à quel usage les impôts sont utilisées sont seulement limitées par les restrictions que le gouvernement a choisies, comme le respect des Droits de l'Homme. De façon pratique, cela signifie que le gouvernement décidera à quel usage les fonds seront affectés mais qu'il a une obligation légale de vérifier qu'ils ne sont pas utilisés à des dépenses militaires. Il est souhaitable de pouvoir vérifier que l'obligation a été respectée, le gouvernement devra faire un rapport chaque année à propos de l'usage du Fonds de l'Impôt pour la Paix, donnant des détails de l'argent récolté, le nombre de personnes ayant contribué au Fonds et les utilisations de l'argent.

L'usage du Fonds de l'Impôt pour la Paix fait partie, comme mentionné plus haut, des prérogatives du gouvernement. Néanmoins, il y a plusieurs secteurs où le gouvernement peut choisir de dépenser l'argent de l'Impôt pour la Paix, qui ne seraient pas en conflit avec le principe de l'objection de conscience contre l'impôt militaire. Ces secteurs pourraient être le contrôle non militaire du respect des Droits de l'Homme, la récupération d'armes et des initiatives non militaires de résolution des conflits et de construction de la paix


Further Information on Peace Tax at the Council of Europe
Peace Tax at the Council of Europe Briefing Papers
Analysis of the Draft Peace Tax resolution
 
Return to Peace Tax at the Council of Europe main page
Return to top of page

| Home Page | Site Map | Contact Webmaster | eXTReMe Tracker |