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No. 257 November 2003
 
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Beyond Demonstrations: Next Steps Towards Peace in Power

Un Monde Sans Frontières

QCEA Study Tour April 2004
A Secure Europe in a Better World
 

Beyond Demonstrations: Next Steps Towards Peace in Power
In April 2003, during a tour of Brussels and Strasbourg, we became convinced that we needed a Culture of Peace to be established in our institutions of government both here and abroad. Working alone, we tried to express our vision in our paper “Beyond Demonstrations - Towards Long Term Peace Objectives“.

Our paper was published in “The Friend” and in the QCEA bulletin, ”Around Europe” and also in two Quaker Monthly Meeting newsletters. But we were not the only ones in whom the idea had taken root. As we became increasingly aware, Peace seemed to be popping up all over the place, even in the USA where Congress-man Dennis Kucinich has proposed a Bill to establish a Department of Peace there. In the UK, a group was formed to try to achieve a Ministry for Peace in this country and we participated in the group’s meetings.

This group worked closely with John McDonnell MP who took the first decisive step to put Peace into Power in the UK by bringing a paving Bill to the House of Commons on Tuesday, 14th October 2003. The Bill was passed without opposition and with cross party support. It proposes to “establish a Ministry for Peace, in a new Government department whose sole purpose is to focus the resources of Government on the promotion of peace and the eventual abolition of war”. Details of the Bill can be accessed on the parliament website and on the group’s Website at: www.ministryforpeace.org.uk.

We have also learned that the United Nations set up a University of Peace in Costa Rica (www.upeace.org) way back in 1980. Unknown to most people, this University was revived in 1999 and, with Kofi Annan as its Honorary President, is carrying out valuable work in training for peace in Africa and Asia. It offers an extensive programme in peace training and has several hundred students.

Another event of note is that the European Women’s League recently passed a motion “to ensure that the EU Commission creates a Commissioner for Peace. This Commissioner should work with colleagues toward an EU Directive requiring Member States to create Ministries of Peace”.

We see the above activities as big steps towards bringing a major part of our dream into reality. We hope that they will presage similar establishments in the institutions of government of other states and in multilateral institutions such as the EU, the Council of Europe and the Commonwealth.

Vas and Lisa Shend’ge

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Un Monde Sans Frontières

(This article appeared in the October edition of Around Europe in English).

Discours d’un Quaker américain lors d’un rassemblement de protestation à Bruxelles, le 27 septembre 2003, contre l’occupation de l’Irak, la Rive occidentale et Gaza.

Bonjour.

Je ne suis pas George Bush.

Mais je suis un Américain.

Je ne suis pas armé.

Mais je suis un Américain.

Je ne fais pas flotter le drapeau des États-Unis sur le toit de ma maison ou à l’antenne de ma voiture.

Mais je suis un Américain.

Dans cette nouvelle «société globale», dans laquelle nous avons été entraînés trop rapidement, on ne nous laisse pas voir les véritables visages ou écouter le cœur ou les idées de nos voisins. À la place, nous témoignons des représentations que les médias internationaux choisissent de nous montrer. Trop souvent les personnes que nous voyons et les opinions que nous entendons ne reflètent même pas une petite minorité des points de vue des personnes en question.

Je suis ici aujourd’hui pour vous dire que cette majorité bien trop souvent inaperçue aux États-Unis ne reste pas silencieuse.

Je suis ici aujourd’hui pour vous dire que bien que vous ne risquiez pas de nous voir aux «Infos du soir», nous sommes là, et que nous sommes outrés de ce qu’un petit nombre de «représentants» de notre gouvernement (dont bon nombre d’entre nous ne sont pas vraiment certains d’avoir élu la plupart) pensent qu’ils peuvent dépeindre comme étant «la volonté du peuple américain».

Ces opérations qui se déroulent au Moyen-Orient ne sont pas fondées sur la volonté du peuple. Elles sont fondées sur la cupidité et l’avidité d’un petit nombre d’hommes d’affaires prospères. Elles sont basées sur le désir d’étendre et de renforcer le contrôle des États-Unis sur les richesses énergétiques du Moyen-Orient, la seule et la plus importante source de pouvoir stratégique dans un monde industriel dont le fonctionnement dépend du pétrole.

Avant que la dernière guerre en Irak débute, des protestations s’élevaient déjà dans tout le pays.

Bon nombre d’entre vous aujourd’hui se souviennent peut-être des manifestations du 26 octobre lors desquelles plus de 20.000 personnes ont manifesté à Berlin pour arrêter la guerre en Irak avant qu’elle ait débuté et ici en Belgique, où 150 personnes se sont rassemblées devant l’ambassade des États-Unis. Vous êtes peut–être au courant également des autres manifestations qui ont été organisées dans toute l’Allemagne et l’Europe pour commémorer cet événement.

Ce qui avait manifestement échappé aux médias dominants, c’était que l’épicentre de la protestation se situait à la Maison blanche à Washington D.C., que quelque 200.000 personnes entourèrent ce jour-là en signe de protestation. Ce fut la plus importante manifestation contre la guerre depuis que la puissance militaire américaine avait été défaite par une armée du peuple au Vietnam en 1975. Cent mille autres personnes manifestèrent à San Francisco et des milliers d’autres dans des villes à travers tous les États-Unis, dont les habitants n’avaient pu se rendre dans les principaux centres de manifestation.

Depuis, les protestations et les manifestations se sont poursuivies même si l’Administration Bush a ignoré les voix de centaines de milliers d’Américains. Des Américains parmi lesquels figurent des médecins, des fonctionnaires du gouvernement, des écrivains, des professeurs d’université, des responsables religieux, des anciens combattants, des syndicalistes et des gens de toutes conditions sociales, tous opposés à la guerre et à la poursuite de l’occupation de l’Irak.

Au prix de 6 milliards de dollars par mois (soit 1,5 milliard de dollars par semaine), le prix de l’occupation de l’Irak par les États-Unis est payé par des compressions budgétaires spectaculaires au niveau de l’enseignement primaire et universitaire, ainsi que dans les soins de santé, le logement, les prestations pour les anciens combattants, et les autres programmes en faveur des travailleurs et des pauvres. Et l’Administration Bush a utilisé la peur générée par la tragédie du World Trade Centre pour pousser en avant son programme et, ce faisant, limiter et démanteler les libertés mêmes pour la défense desquelles il prétend que les États-Unis combattent.

C’est l’instant et le lieu d’oublier les frontières dessinées sur les cartes politiques et d’avancer avec un mouvement international pour la paix, le renouveau, la réconciliation et la justice.

C’est l’instant et lieu de libérer nos cœurs et nos esprits des liens de la terreur et de la crainte et de nous affirmer, non pas en représentants de nos propres intérêts, mais des intérêts d’une communauté globale d’amis et de familles.

Notre présence ici aujourd’hui devrait servir à faire prendre conscience à ceux qui sont au pouvoir, que les peuples du monde (y compris le peuple américain) exigent un gouvernement basé sur les principes moraux et éthiques soutenant les droits de l’homme de chaque individu, et non pas sur les principes de pouvoir, de domination et d’empire. C’est là l’héritage laissé à chaque Américain par les pères fondateurs de notre pays, et une philosophie à laquelle s’est dérobée le petit nombre de personnes avides de pouvoir, qui tient les cordons de la bourse de notre pays.

C’est dans la paix, et uniquement dans la paix que réside la clef du rétablissement de cet héritage, ce don précieux, que l’Administration Bush a rapidement démantelé depuis que «George W.» s’est faufilé à son poste. C’est par le biais de ce rétablissement que nous pourrons créer une politique évolutionniste de vision, de compassion et de joie; pour créer une nouvelle nation globale utilisant la puissance de l’amour, de la communauté et de la participation, pour transformer notre politique et nous-mêmes.

Les États-Unis ne sont pas les gendarmes du monde et ils ne devraient pas chercher à choisir les dirigeants des autres nations souveraines. Le peuple américain ne devrait pas non plus se faire le jouet involontaire des intérêts pétroliers et des marchands d’armes internationaux, au prix de la douleur et de la souffrance des nations du Moyen-Orient et des autres nations souffrant sous leur férule.

Je prie pour la paix dans le monde.

Et je suis un Américain.

J’aime chaque personne comme si elle était mon frère.

Et je suis un Américain.

Je crois que nous pouvons faire de cette planète un monde joyeux sans frontières.

Et je suis un Américain.

Je vous remercie de m’avoir consacré votre temps.

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QCEA Study Tour April 2004

If you are excited, interested or left cold (?) by the idea of Europe and the European Union then now is the time to come to Brussels and Luxembourg to see how it all works.

Learn about, discuss and reflect on what Europe means to you. Our Study Tour will include visits to the Parliament, NATO, European Court of Justice; meetings with MEPs, NGOs; interactive discussions about security, enlargement and human rights*. We guarantee eight days of learning and fun which will leave you with fresh insights and new perspectives on all things European. You will learn about the issues we Quakers work on: peace-building, economic justice, human rights and governance as well as many other issues at stake in tomorrow’s Europe. You will meet with people from all over the continent and have the opportunity to discover Brussels and Luxembourg together.

The cost of the Study Tour includes all accomodation and travel, excluding travel to Brussels. We would like to know whether YOU will be participating as soon as possible. Bursaries may be available.

If you would like to know more, please contact:

Quaker Council for European Affairs:

Quaker House, Square Ambiorix 50, B-1000 Brussels, Belgium

Email : studytours@qcea.org Tel: +32 2 234 30 62

N.B. Because of the European Elections in the summer, QCEA will only be running one study tour in 2004 open to all ages.

*The exact programme is still to be confirmed.

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A Secure Europe in a Better World 
This is the title of the report by Javier Solana, the EU High Representative for Common Foreign and Security Policy of the EU, to the European Council Summit in Thessaloniki in June 2003. It can be accessed on the internet at http://ue.eu.int/pressdata/EN/reports/76255.pdf

The European Council requested this report to start the process of developing an EU Security Strategy. This was a response to the invasion of Iraq and the EU’s inability to agree on a strategy or even a common approach to this. It was time to step back and think.

The document is a draft which is likely to be amended, if only slightly, in discussions now proceeding; but it is likely that it will be agreed in the very near future, maybe even as soon as during the next European Council Summit in December 2003. This, like other processes taking place within the European Council, leaves little time for input from others, including national parliaments, the European Parliament and civil society.

QCEA, in close co-operation with the European Peace Building Liaison Office (EPLO) feels it is important to assess this document critically and to comment on it. A statement on this has now been agreed by the majority of EPLO members and the three broad key issues we have raised are the following:

1. The draft strategy identifies the ‘new threats’ of the current security environment as terrorism, weapons of mass destruction and failed states but fails to be sufficiently clear about the links between these undeniable threats and the root causes of conflict, or what we might call the ‘old threats’.

2. The draft strategy does not identify disarmament as a significant strategic or policy objective; on the contrary, much of the focus of the strategy focuses on military intervention and capability.

3. The draft strategy does not focus sufficiently on the importance of civilian engagement in conflict prevention and transformation and therefore does not focus enough on the need for capacity building in this context.

There is much else to debate in this draft document. But given the speed with which this discussion is taking place, it is important to focus on the key issues. Equally important is to raise the discussion within Member States. Approaches to the press to cover the issue and the points we raise in the EPLO statement may also assist in raising the profile of this issue, critical to the future of the Common Foreign and Security Policy of the EU.

Approaches to the Heads of Governments and the Foreign Secretaries/Ministers of Member States, directly or via appropriate members of national parliaments may still, even at this stage, increase such chances as there are to achieve some relevant amendments before the ink dries on the final document.

Martina Weitsch

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